Tenir ses bonnes résolutions avec son mental

Tenir ses bonnes résolutions avec son mental

Les bonnes résolutions de l’année : une technique mentale

Comme à chaque fin d’année, au-delà des achats des derniers jours, du sapin, du père Noël et des « A l’année prochaine » qu’il y a partout, cette période offre la possibilité de faire un point sur notre avancée dans la saison sportive. Pour le coup, c’est une prise de recul qui rentre dans la psychologie sociale. Une année se termine, «  une page se tourne », « on remet les compteurs à zéro », « c’est le coup d’envoi d’une nouvelle partie »… C’est le moment d’observer où vous en êtes par rapport à vos objectifs à court terme, moyen terme, long terme, entre ceux que vous vous êtes fixés, atteints ou pas, et ceux qui sont devant vous. Et « début d’année » veut dire « bonnes résolutions ». Et que bonnes résolutions veut dire volonté, maîtrise et très souvent éphémères, voir abandon au bout de quelques semaines, n’est ce pas?

Le but de cet article est de comprendre pourquoi certains objectifs de début d’année ne tiennent pas et comment utiliser votre mental et votre inconscient pour connecter vos résolutions à la simplicité.

Attention,  faites le point sur ce que vous voulez atteindre, et préparez-vous… vous allez avancer.

Les bonnes résolutions, pourquoi ça ne fonctionne pas ?

Vous connaissez cette manie de vouloir faire des listes d’actions à mener. Ces listes de choses que l’on doit faire sur 365 jours. « Cette année, il faut que je fasse un marathon ». « Cette année, je me remets à la course à pied», « cette année, je passe à la catégorie de poids supérieur »… Alors oui, dès fois ça passe. Mais combien n’ont pas été tenues, réussies, atteintes ? Etrange que pour faire quelque chose pour soi, il arrive qu’on n’arrive pas à s’y tenir. L’inverse devrait se produire si nous étions vraiment en contrôle. Notre volonté s’active et on tente de maîtriser certains projets de ce genre de liste et puis un jour…ça lâche. Pourquoi ?

 

Obligation / Plaisir, l’essence et le frein à main

Ceux d’entre vous qui connaissent la PNL (Programmation Neuro Linguistique) ont déjà entendu parler des métaprogrammes. Ce sont des tendances globales qui permettent d’avoir une grille de lecture sur nos fonctionnements inconscients. Ils s’activent et agissent comme des programmes informatiques. Pour faire un schéma rapide de leur manière d’agir :

Ils conditionnent nos pensées > nos idées  et croyances > notre vision du monde > notre attitude au quotidien >  nos habitudes > nos comportements > deviennent automatique…

Vous l’aurez compris, ces tendances sont extrêmement puissantes. Parmi elles (un peu plus d’une vingtaine), celui qui agit comme un frein ou comme un moteur est Obligation / Plaisir.

 

Nous connaissons tous des gens qui font les choses, qui s’activent parce que pour eux « il faut ». Il faut aller à l’entraînement. Il faut faire mieux que la dernière compétition. Il faut faire telle ou telle course. Ce qui peut être efficace. Par contre, ceux qui se sont intéressé aux « stratégies de la réussite » des champions ou des talents se sont rendu compte de quelque chose : c’est le plaisir qui maintient la direction dans la durée. Pensez au nombre de personnes qui vous entourent et pour qui la vie semble simple, ils réussissent naturellement. C’est le principe des « outsiders » : « je n’ai rien à perdre, je ne suis pas attendu, je peux juste montrer ce que je sais faire, et prendre du plaisir. Tout donner ». Et là, on crée la surprise.

 

Le mental réagit avec des leviers forts

  • Il va plus facilement vers le plaisir que vers les obligations qui peuvent agir comme des contraintes.
  • Il ne se projette pas forcement de lui-même dans l’avenir.
  • Mais il apprend des programmes qui se répètent, comme celui de l’obligation.

 

Programmez-vous « plaisir et satisfaction » : faites vous vibrer

Une manière de sortir de l’obligation, du « il faut à partir de 2015, que je me remette au sport et que je fasse au moins deux séances hebdomadaires » par exemple, est de tout de suite se brancher sur le plaisir. Si vous passez par l’écrit, la formulation de vos phrases va changer.

Prenez un de vos objectifs pour 2015. Pensez-y. Visualisez-le. Observez vous réaliser cet objectif. Puis demandez-vous quelle est la dimension plaisante et agréable dans cette visualisation. Qu’est ce que ça vous apporte de réaliser cet objectif ? Observez quelles sont les sensations agréables qui se produisent dans le corps. Est-ce intense, ou est ce que quelque chose bloque? Nous sommes sur du subjectif. Mais parfois, le simple fait de se projeter et de se focaliser sur le plaisir peut permettre de mettre le doigt sur un blocage inconscient, et ça on le sait tout de suite parce que le corps réagit.

Dans ce cas là, demandez-vous, toujours en pensant à l’avenir, quelle satisfaction vous tirez de cet objectif. La satisfaction agit comme un des facteurs indispensables de la motivation (un article entier sera dédié à ce point là). Vous devez pouvoir tirer de la satisfaction de votre bonne résolution. Par exemple :

« J’ai envie pour 2015 de courir deux fois par semaine pour préparer le marathon de Nice. »

« Je pense au marathon de Nice, je me vois courir, ça me donne envie, mais quelque chose, une sensation m’empêche d’y croire. »

Ok, dans ce cas là, pensez au parcours passé pour arriver jusqu’à là et demandez-vous quelle satisfaction vous en avez tiré.

« Bah, j’ai réussi à me tenir à ce dont j’avais envie, j’ai la satisfaction de m’être entraîné depuis cet hiver, d’avoir réussi à me libérer du temps pour moi, à avoir pris soin de moi, de mon alimentation, j’ai la satisfaction de me connaître d’avantage… »

 

J’entends déjà les remarques qui pourraient dire : « Mais si il n’y a pas de satisfaction à tirer, que c’est parce qu’on me dit de la faire cette compétition que je la fais » ou « Moi je n’ai plus envie de faire du tennis, ce sont mes parents ou mon entraîneur qui ne veulent pas que j’arrête ».

Toute la subtilité de la technique va être de réussir à trouver une satisfaction et du plaisir quelque part. Par exemple : « Si je m’entraîne pour ce tournoi de tennis, alors que je n’ai pas envie, je pourrai être satisfait d’être allé au bout de ce projet, et je pourrai faire comprendre à mon entourage que je veux passer à autre chose. »  L’autre solution est de remettre en question cet objectif en se demandant à qui il est. A vous, vraiment ? Ou à d’autres personnes ? Auquel cas, c’est un autre cas de figure.

 

Alors à vous de jouer. Prenez un peu de temps à faire cette technique pour brancher mentalement le plaisir à vos objectifs, en utilisant le lien de la satisfaction. Et de manière plus globale, en sortant du domaine du sport, prenez un peu de temps pour vous demander ce que ça pourrait changer de voir 2015 sous le signe du plaisir ? L’hédonisme sportif, un chemin de réussite ? Possible.

 

A bientôt!

Bonne nouvelle année sportive pleine de plaisir et de satisfaction !

 

 

Laisser un commentaire

Fermer le menu